Acte III – De l’information et de la participation des citoyens...

Sur l’exemple du site internet de la commune et de la Commission "Mieux vivre ensemble".

Publié le samedi 6 octobre 2012





Acte III – De l’information et de la participation des citoyens...


Le site internet de la commune, une nouvelle belle coquille vide

En août dernier, l’Agence Wallonne des Télécommunications (AWT) a réalisé un classement des sites internet des communes wallonnes (http://www.awt.be/web/dem/index.asp...) . Un classement au sein duquel la commune de Marchin apparaît en avant-dernière place (la dernière commune ne disposant pas de site internet) !

Hasard du calendrier ou réaction à la publication de ce classement, la majorité socialiste a présenté, en grande pompe, son nouveau site internet (en construction depuis le début de la législature !) lors du dernier conseil communal. Graphiquement plus réussi, plus moderne, il n’en demeure pas moins aussi... vide. Pire, compte tenu qu’« une mise à jour de cette envergure nécessite énormément de temps, une période transitoire est donc nécessaire, ... », il est même plus vide qu’avant... A moins de vous contenter de lire la fiche descriptive de vos élus...

On peut légitimement s’interroger sur l’utilité de mettre en ligne, dès aujourd’hui, un nouveau site web dont le contenu est moins complet que le précédent pourtant lanterne rouge du classement mais arrêtons là la polémique...

Même si internet ne doit pas constituer le seul outil de communication d’une commune, cette anecdote nous semble représentative de la place que la majorité socialiste accorde à l’information de ses citoyens.

Nous pensons que l’information à la population doit être continue et les outils de communication accessibles, adaptés et renouvelés. C’est une condition sine qua non si nous voulons rendre la démocratie communale plus transparente et stimuler la participation de chacun.


A cet égard, nous accordons une importance primordiale à l’information de chaque Marchinois(e) avec notamment :

La publication d’un bulletin communal de qualité dont le comité de rédaction sera composé de citoyens, de représentants d’associations et d’élus de toutes les tendances. Les débats du Conseil communal et les avis émis par les commissions et conseils consultatifs y seront présentés.

La présence systématique d’un animateur formé lors des rencontres avec la population, garant du partage équitable de la parole, de la prise de note et des suites de la réunion.

(Propositions 8 et 5 de la partie GESTION COMMUNALE de notre programme)



La Commission « Mieux Vivre Ensemble », un exemple de participation alibi

Nous sommes en 2004. Nicole Maréchal, ministre Ecolo à la communauté française lance un appel à projet aux communes pour mettre en place une politique de santé sur leur territoire. Si Marchin figure parmi les communes sélectionnées c’est parce qu’elle propose de construire son programme avec la participation des habitants.

A l’époque, il s’agit de récolter les préoccupations de santé des marchinois. Des rencontres avec les habitants et les associations volontaires, 12 thématiques « santé » ont émergé. Les participants décident alors de prioriser une thématique, celle du respect.

En 2006, la Commission Mieux Vivre Ensemble est crée. Composée de marchinois qui ont participé au projet dès le début, cette commission a pour mission de présenter aux élus une action à réaliser sur le respect. La commune accepte d’engager sur fond propre une animatrice à temps partiel pour encadrer leur travail. Il est même question d’un budget participatif.

Nous sommes en 2012, une semaine avant les élections communales. Pour les 8 marchinois qui sont restés soudés autour du projet, c’est un grand jour : on inaugure les 20 panneaux réalisés par la commission dont certains attendent toujours d’être placés aux entrées principales de la commune. Entre l’idée du projet et la réalisation concrète par la commune, il s’est passé 4 ans !

Pourquoi si longtemps ? Le bourgmestre nous répond : « il est vrai que ça a été un peu long, ce n’est déjà pas facile pour la commune elle-même de poser ses propres panneaux…et puis il y a toujours des priorités à gérer… Dans ce projet, nous avons un exemple de budget participatif qui a bien marché. Nous sommes pour que ces expériences se renouvellent ».

Certes, le chemin à suivre pour qu’une idée se réalise dans une commune est un vrai parcours du combattant ! Procédures à respecter, autorisations à recevoir…les membres de la commission en ont fait l’apprentissage. La réalisation des panneaux a également demandé beaucoup d’énergie et d’investissement pour ces bénévoles et leur nouvelle animatrice.
Mais faut-il rappeler à notre bourgmestre que les membres de la commission ne voyant toujours rien venir et se sentant si peu pris en considération se sont présentés à deux de ses permanences avec l’intention d’y revenir tant que le projet n’aboutirait pas concrètement ?
Un coup de fil ! C’est ce qu’il a fallu faire pour que les panneaux soient posés la semaine suivante !

Cette expérience nous donne l’impression d’une « épine dans le pied ». La commune est là pour mettre de l’huile… et pas du sable dans les rouages de la dynamique participative. Elle doit soutenir et accompagner la démarche de ses habitants engagés, et pas la réfréner.

Quelles sont les perspectives assurées par la commune pour l’avenir de la commission ? La mission de l’animatrice sera-t-elle reconduite pour garantir la pérennité du travail ?
Pourquoi la commission « Mieux vivre ensemble » n’est-elle jamais consultée pour l’un ou l’autre dossier relatif à la santé au sens large ? _ Pour quelles raisons le comité de pilotage composé de l’animatrice, des élus et de professionnels, garant d’un vrai dialogue entre toutes les parties, n’a-t-il pas perduré ?
Nous n’en savons rien ! Les membres de la commission nagent dans le flou total.
Quant au « budget participatif » qui n’a jamais été évalué, nous invitons le bourgmestre à consulter le lien à partir de notre programme pour en affiner sa définition.


C’est pourquoi nous proposons

L’organisation d’ateliers « comprendre le budget communal » en vue d’initier des « budgets participatifs ». Ces expériences permettront aux habitants de participer à l’élaboration et à la gestion d’une partie des finances communales allouée à un poste déterminé (aménagement de leur quartier, ...).

La récolte de l’avis de la population avant la mise en œuvre d’un projet ayant des effets significatifs sur la vie d’un quartier ou de la commune en veillant à s’entourer du personnel adéquat.

Les débats du Conseil communal et les avis émis par les commissions et conseils consultatifs seront présentés dans un bulletin communal de qualité.

(Propositions 4, 2 et 8 de la partie GESTION COMMUNALE de notre programme)